Le Kenya, l’Ouganda et Le Zimbabwe. Ce mercredi 12 juillet, Ebrahim Raïssi, président iranien, entame une tournée diplomatique en Afrique. Une première depuis 11 ans.
Cette tournée a été reportée d’un jour, selon le gouvernement kényan. Pourtant, le président Raïssi devait tenir une conférence de presse conjointe avec le président William Ruto. Mais aucun des deux n’y est apparu. « Le programme du président a été modifié pour permettre la finalisation de protocoles d’accord clés pour la poursuite de nos relations », rapporte le ministère kényan des Affaires étrangères.
D’après Nairobi, le président iranien arrivera donc demain pour sa visite d’Etat. Cité par l’AFP, un officiel ougandais affirme que le déplacement du président iranien dans ce pays d’Afrique de l’Est se déroulerait comme prévu, sa visite de deux jours devant commencer mercredi.
Pour cette tournée, le chef de l’Etat de la République islamique d’Iran devra être accompagné d’une délégation composée, notamment, des hommes d’affaires. De Nairobi, passant par Kampala, à Harare, il va échanger avec ses homologues africains. Il s’agit du Kényan William Ruto, de l’Ougandais Yoweri Museveni et du Zimbabwéen Emmerson Mnangangwa.
Si le programme de cette tournée n’a été révélé par des sources officielles, l’Iran attend tout de même renforcer ses relations avec ces Etats, mais aussi développer les relations économiques et commerciales.
Selon Nasser Kanani, porte-parole de la diplomatie de l’Iran, c’est un nouveau point de départ avec les africains intéressés par développer leurs relations avec l’Iran.
Avant cette tournée, le président Raïssi a reçu Ahmed Attaf, ministre algérien des Affaires étrangères, samedi. Il affirme la volonté de Téhéran de développer les relations avec Alger.
Josaphat Mayi

