La Tanzanie n’a ni amélioré ni détérioré le niveau de corruption entre 2012 et 2021, mais reste dans le groupe des pays à haut niveau de corruption. C’est ce qu’a révélé Transparency International dans son rapport publié vendredi 3 février.
Le rapport dénommé indice de perception de la corruption (IPC) indique que ce pays d’Afrique de l’Est fait partie des 124 pays qui sont restés stagnants depuis le dernier indice en 2012.
Garson Msigwa, porte-parole du gouvernement tanzanien, souligne que les autorités poursuivent leurs efforts pour renforcer la lutte contre la corruption dans diverses institutions de prestation de services.
« Nous renouvelons actuellement la stratégie existante pour proposer une autre phase qui aura de meilleures méthodes et impliquera davantage de citoyens dans la prévention et la lutte contre la corruption. Ces stratégies ont lieu tous les cinq ans », a-t-il déclaré à un média local.
Malgré ces efforts concertés et de nombreux gains durement acquis, l’IPC 2022 montre que l’ampleur de la corruption est énorme : la moyenne mondiale reste inchangée à 43 sur 100 pour la onzième année consécutive, et plus des deux tiers des pays (68 %) obtenu un score inférieur à 50.
En mars 2022, la présidente Samia Suluhu Hassan avait signalé qu’en matière de corruption, qu’elle allait suivre la ligne dure.
Pourtant, certains analystes affirment que de 2010 à fin 2014, les questions de lutte contre la corruption au sein des institutions et du secteur public n’ont pas reçu la priorité qu’elles méritaient dans le pays.
« Si ce rapport sortait, disons en 2025, la Tanzanie serait parmi les meilleurs pays. Je crois que le rapport qui sortira après 10 ans désignera la Tanzanie comme le pays qui s’est le plus amélioré », a noté Margret Suphian, analyte économique.
En ce qui concerne les Etats d’Afrique de l’Est, la Tanzanie est la deuxième meilleure du classement, derrière le Rwanda, qui a obtenu un score de 51 sur 100.
Ali Maliki

