Au Mali, les parties politiques vont reprendre leurs activités après la décision de la junte de lever leur suspension.
Dans un communiqué, le gouvernement affirme avoir pu « contenir toutes les menaces de troubles publics qui pesaient sur le dialogue de paix en prenant cette mesure dissuasive ». Selon les autorités, l’accent est désormais mis sur la mise en œuvre des recommandations du dialogue, organisé du 13 au 10 mai dernier.
La suspension des activités des partis politiques a été annoncée en avril dernier. Et quelques jours avant le début d’un dialogue national pour la paix dans la nation sahélienne. Il s’agit de dialogues qui luttent contre une insurrection djihadiste depuis plus d’une décennie.
Depuis, les partis politiques et les groupes de la société civile ont réagi avec colère à la décision de la junte de ne pas organiser de scrutin. Ils ont appelé à un retour à l’ordre constitutionnel.
La junte malienne, qui a pris le pouvoir lors d’un deuxième coup d’État en 2021, a renié sa promesse d’organiser des élections en février. Elle a reporté le vote indéfiniment pour des raisons techniques.
Josaphat Mayi

