Au Zimbabwe, l’industrie minière connaît un déficit de financement de dix milliards Usd au cours des cinq prochaines années. Ce qui est un défi aggravé par des alimentations électriques erratiques et la volatilité des taux de change. C’est ce qu’a annoncé la Chambre des mines du pays dans son rapport relayé par l’agence Bloomberg mardi 05 avril.
Selon cette chambre, le développement a été entravé par l’instabilité politique, et l’effondrement économique. Mais aussi les règles qui découragent les investissements étrangers. « Les principaux risques pour les perspectives du secteur minier au Zimbabwe comprennent des allocations de devises inadéquates pour financer les besoins opérationnels et les projets d’expansion », a rapporté le communiqué.
L’exploitation minière devrait générer des revenus de 5,5 milliards Usd cette année, elle fait face à un certain nombre de vents contraires.
« L’année dernière, le gouvernement du Zimbabwe a annoncé des règles obligeant les exportateurs à transférer 40 % de leurs revenus en devises à la banque centrale, au lieu de 30 %. Cela est échangé en monnaie locale à un peu plus de la moitié du taux du marché parallèle. Ces pertes de change représentent un risque pour l’industrie minière », a ajouté la même source.
Ce pays d’Afrique australe possède les troisièmes réserves mondiales de métaux du groupe du platine, ainsi que des mines d’or, de diamants et de chrome.
La Rédaction

