Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé la suspension de ses opérations au Niger après la fermeture de ses bureaux par les autorités nigériennes.
Dans un communiqué publié, le CICR déclare avoir immédiatement expulsé tout le personnel étranger du Niger cette année. Cette organisation dit être disponible pour le dialogue pour comprendre ce qui a motivé la décision et pour apporter des éclaircissements.
Au Niger, le CICR travaille au Niger depuis 35 ans. L’organisation dit avoir regretté la décision du gouvernement. Elle déclare « ne fournit jamais à ces partis de soutien financier, logistique ou autre ». « Notre priorité au Niger a été d’aider les personnes les plus vulnérables touchées par les conflits armés en cours et de le faire avec transparence, indépendance, neutralité et impartialité », a déclaré le directeur régional du CICR, Patrick Youssef, dans le communiqué.
Le chef de la junte nigérienne, Abdourahamane Tchiani, a déclaré dans une interview à la télévision d’État fin mai que l’organisation a été expulsée en février. Il l’a accusé de rencontrer et de collaborer avec des chefs insurgés islamistes.
En 2024, environ 4,5 millions de personnes, soit 17 % de la population du Niger, ont eu besoin d’aide. C’était en raison d’une crise humanitaire provoquée par l’insécurité, les épidémies et les catastrophes naturelles, selon les Nations Unies.
Josaphat Mayi

