Alors que la junte avait accusé l’ancien président Mohamed Bazoum d’une tentative d’évasion, ses avocats nient ces accusations.
Pour eux, elles ont été montées de toutes pièces par les militaires au pouvoir. Le camp Bazoum affirme que le président déchu était détenu au secret.
« Avec cette détention au secret, c’est une nouvelle ligne rouge qui a été franchie par une junte qui continue à violer les droits fondamentaux de notre client. Elle aura à répondre de ses actes », a affirmé Mohamed Seydou Diagne, coordonnateur d’un collectif d’avocats du président Bazoum.
Il a dénoncé le comportement des militaires au pouvoir qui n’accordent aucun accès pour visiter la famille Bazoum détenue depuis le coup d’état. « Sa femme et son fils sont détenus au secret, sans accès aux avocats ni au Monde extérieur. Vendredi matin, le médecin s’est vu refuser l’accès alors qu’il apportait de la nourriture à la famille », a-t-il ajouté.
Mohamed Bazoum était jusqu’alors séquestré par des militaires dans sa résidence présidentielle de Niamey, capitale Nigerienne depuis le coup d’État du 26 juillet dernier.
Le 18 septembre dernier, M. Bazoum avait saisi la justice ouest-africaine pour demander sa libération et le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Niger.
Raymond Nsimba

