Le Parlement nigérien va débattre sur la présence des forces étrangères engagées aux côtés du pays dans la lutte contre les djihadistes dans les jours à venir. L’annonce a été faite par le gouvernement nigérien jeudi 14 avril. Ce parlement est en majorité dominé les partisans du président nigérien Mohamed Bazoum.
« Ce débat aura lieu dans quelques jours. Il est important que le peuple nigérien, à travers le Parlement, s’exprime clairement sur cette question. Ce quitus du Parlement permettra de mettre fin au débat », a déclaré Hassoumi Massoudou, ministre nigérien des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse avec son homologue allemande, Annalena Baerbock, en visite au Niger.
Il indique que le Niger souhaite un accroissement de l’intervention des forces étrangères. « Avec le départ des forces françaises du nord du Mali. Nous nous attendons à ce qu’il ait une plus grande pression des terroristes sur notre pays », a-t-il ajouté.
Mais des ONG nigériennes dénoncent cette présence de militaires étrangers qu’elles considèrent comme « des forces d’occupation et une menace pour la souveraineté du pays ».
Dans sa lutte contre les mouvements djihadistes liés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI). Le Niger bénéficie du soutien de plusieurs pays occidentaux, dont la France et les Etats-Unis. Ces derniers ont des bases militaires à Niamey et dans la région d’Agadez (nord).
L’Allemagne dispose également d’une base logistique à Niamey. Et a doté le pays d’un centre de formation des forces spéciales. Tel est le cas avec L’Italie et le Canada.
La Rédaction

