Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) devenu opposant, affirme « qu’il y avait bien eu un accord électoral entre le président congolais Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, prédécesseur.
Pourtant, lors de son séjour à New-York en marge de 78e session de l’assemblée générale de l’ONU, le président congolais Félix Tshisekedi a dit à la presse qu’il « n’y a jamais eu d’arrangement frauduleux lors de la présidentielle de 2018 entre lui et Joseph ». Pour Corneille Nangaa, un accord existe.
« Un accord politique existe bel et bien, il a précédé la publication des résultats définitifs. J’en suis l’un des co-rédacteurs », déclare Corneille Nangaa, dans un communiqué publié sur le réseau social X. L’ancien dirigeant de la Ceni accuse Félix Tshisekedi d’avoir menti sur l’inexistence de cet accord.
Nangaa affirme que « cet accord a été signé, devant des témoins, par le président Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila et qu’il a été certifié et validé par trois chefs d’État africains qui l’ont félicité du fait qu’il a permis la première passation du pouvoir sans effusion de sang en RDC ». Ces États témoins seraient l’Afrique du Sud, l’Égypte et le Kenya.
Alors que la tension monte peu à peu en RDC à l’approche des élections prévues en décembre, cette déclaration de M. Nangaa est perçue comme une tentative de déstabiliser le pouvoir par celui qui, désormais, est passé dans l’opposition.
Exilé en Belgique depuis quelques mois, Corneille Nangaa, qui dit craindre pour sa sécurité en RDC, estime que le pouvoir en a après lui, depuis qu’il a fait part de son intention de postuler la prochaine présidentielle en RDC. Il dénonce les menaces et l’acharnement auxquels font face ses proches.
Dinho Kazadi

