Les candidatures de Moïse Katumbi et du président Tshisekedi vont-elles être invalidées ou non ? Ce lundi 30 octobre, la Cour constitutionnelle rend ses arrêts sur les contentieux des candidatures de la présidentielle.
La haute cour est au centre de l’attention. En fait, l’opposant Noël Tshiani a introduit une requête pour contester le certificat de nationalité de Moïse Katumbi, président du parti Ensemble pour la République. Pour M. Tshiani, Moïse Katumbi a acquis une nationalité étrangère sans renoncer à la nationalité congolaise qui reste une et exclusive d’après la Constitution congolaise.
Lors de l’audience du vendredi dernier, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) a campé sur sa décision de valider la candidature de Moïse Katumbi. Pour l’organe électoral, Moïse Katumbi avait reçu son certificat de nationalité en 2015. Ce qui répond aux exigences légales pour que sa candidature soit recevable.
Cette question a suscité une vive polémique à l’approche de la présidentielle prévue pour le 20 décembre prochain. Alexis Thambwe Mwamba, ancien ministre congolais de la Justice, a affirmé qu’il s’agit « d’un faux débat ». « Il ne faut pas embrasser le pays en sériant les personnes qui peuvent se présenter. J’en ai fait un problème à un moment donné en tant que ministre de la Justice. Mais aujourd’hui, je considère que ça serait totalement immoral d’opposer à Moïse Katumbi le fait qu’on ait dit à un moment donné qu’il avait une autre nationalité », a indiqué M. Thambwe Mwamba à RFI.
Seth Kikuni, lui aussi candidat à la présidentielle, a saisi la même Cour pour l’invalidation de la candidature du président Tshisekedi. Il soutient qu’il y a une erreur dans l’orthographe du nom du candidat Félix Tshisekedi. Il se base sur la question de la conformité de nom du candidat en comparant son dossier de 2018 à celui de 2023. Dans le dossier de 2018 le président n’avait qu’un seul prénom, celui de Félix. Mais, dans le dossier de 2023, il devient Félix Antoine. Mais, selon les avocats du président Tshisekedi, c’est l’identité qui est dans sa carte d’électeur. Donc, il n’y a aucun problème.
Une vingtaine de candidats sont en lice pour la présidentielle du 20 décembre prochain. Un scrutin à un seul tour. Parmi quelques figures de l’opposition on peut citer: Martin Fayulu, Moïse Katumbi et Adolph Muzito, etc. Quelques candidats sont issus de la société civile. Il s’agit du Dr Denis Mukwege, colauréat du prix Nobel de la paix en 2018, et de Floribert Anzuluni. Le président Tshisekedi, lui, brigue un second mandat.
La Rédaction

