« La candidature de Moïse Katumbi ne sera jamais invalidée », a déclaré Me Hervé Diakiese, porte-parole d’Ensemble pour la République, parti de l’opposant Moïse Katumbi, candidat à la présidentielle, à Sahutiafrica.
Pourtant, Teddy Loutonadio, huissier près la Cour de Constitutionnelle, aurait saisi la Commission électorale nationale indépendante (Céni) au sujet de la requête déposée au greffe électoral de la Haute Cour par Junior Tshivuadi.
Dans cette requête, Junior Tshivuadi, l’accusateur, réclamerait l’invalidation de la candidature de Moïse Katumbi pour « défaut de nationalité ». Ce jeune Congolais évoque aussi « des faits de corruption et transfert illégal des minerais vers une autre destination ».
Me Hervé Diakiese, porte-voix d’Ensemble, rejette ces accusations. Pour lui, il s’agit d’une requête normale. « Il n’y a rien qui nous ébranle. Ils ont peur de Moïse Katumbi. Le dossier de Katumbi est complet et inattaquable », se convainc-t-il. Il affirme qu’il s’agit d’une démarche du pouvoir d’écarter M. Katumbi de la présidentielle.
En RDC, le bras de fer est tendu entre le pouvoir et l’opposant Moïse Katumbi, son allié d’hier, à l’approche de la présidentielle. Les proches de l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga disent être victimes d’une « chasse aux sorcières ».
« Depuis le début, le pouvoir a persécuté le parti de Katumbi et a emprisonné ses plus proches collaborateurs pour l’empêcher d’être candidat. Mon prédécesseur, Chérubin Okende a été kidnappé au parking de la Cour Constitutionnelle avant d’être assassiné. Salomon Kalonda Della a été kidnappé à l’aéroport sur base d’une fausse accusation de détention d’un revolver. Mike Mukebayi est en détention. L’honorable Daniel Safu est en clandestinité », dénonce Me Hervé Diakiese.
La présidentielle est censée avoir lieu le 20 décembre. Le président Tshisekedi brigue un second mandat et affronte une vingtaine de challengers, dont Moïse Katumbi et Martin Fayulu, qui se présentent comme les deux figures voyantes de l’opposition.
Voldi Nkengi

