Après l’opposant Martin Fayulu, Adolphe Muzito a aussi exprimé son désir de s’entretenir avec le président Tshisekedi sur fond de crise sécuritaire dans l’est de la RDC.
Dans une déclaration politique publiée mercredi 4 juin 2025, le président du parti Nouvel Elan entend « contribuer à une démarche d’engagement national visant à proposer des solutions concrètes pour défendre la souveraineté de la RDC et préserver son intégrité territoriale ».
« Nos ennemis ne cessent leurs manœuvres, multipliant les subterfuges en s’appuyant sur des acteurs nationaux et étrangers pour atteindre leur objectif funeste : la balkanisation du pays », a rapporté le communiqué de cette formation politique.
Ce parti d’opposition affirme avoir déjà anticipé cette menace, en participant aux consultations menées par le Conseiller spécial du président Tshisekedi en matière de sécurité. Dans la foulée, l’opposant Adolphe Muzito encourage Martin Fayulu d’avoir fait passer « l’intérêt supérieur de la nation en prenant l’initiative de rencontrer Félix Tshisekedi pour discuter des enjeux majeurs concernant l’avenir du pays ». Pour lui, c’est un pas vers l’unité nationale.
Entre-temps, le climat politique est crispé en RDC. Si une partie de l’opposition tente de se rapprocher du régime actuel, d’autres forment l’aile dure, dénonçant des dérives dictatoriales.
Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (Pprd) de Joseph Kabila fait face à une restriction de sa couverture médiatique, tandis que son leader est poursuivi en justice pour une supposée collusion avec les rebelles du M23/AFC. De son côté, l’opposant Moïse Katumbi est en exil, son parti l’Ensemble dénonce des perquisitions arbitraires répétées à son encontre.
Ephraïm Kafuti

