En reportant les élections du bureau de l’Assemblée nationale, le président Tshisekedi veut taire les divergences autour du ticket de l’Union sacrée, coalition au pouvoir.
Vendredi 17 mai. Kinshasa est au rythme de journée fériée. A la Cité de l’Union africaine, Félix Tshisekedi a rencontré les 406 députés de sa coalition. Dans son discours, il adopte un ton ferme et menace même de dissoudre l’Assemblée nationale. Quelques députés ont aussi pris la parole.
Pour le chef de l’Etat congolais, les réponses aux questions sécuritaires, sociales et de l’emploi de jeunes sont les principaux défis de cette législature. « Nous devons faire de ces défis nos priorités. J’appelle à l’éveil de votre conscience collective », a déclaré le président Tshisekedi devant un parterre de députés et sous les regards de membres du présidium de l’Union sacrée.
Dans la foulée, les élections du bureau définitif de la chambre basse, pourtant prévues ce samedi, ont été reportées. Ce qui intervient après des fortes divergences autour du ticket de l’Union sacrée, boycottée par une franche de députés, accusant les membres du présidium de clientélisme.
Vital Kamerhe est le candidat unique pour le perchoir tout comme Jacques Ndjoli au poste de Rapporteur. Le poste de Rapporteur adjoint qui revient à l’opposition va se disputer entre Dominique Munongo du parti Ensemble de l’opposant Moïse Katumbi et Constant Mutamba. Pour les autres postes, la compétition s’annonce rude.
Mais surtout, les membres de l’Union sacrée s’affrontent. Selon ACTUALITE.CD, site d’information congolais, une commission mise en place par Christophe Mbose a écarté toutes les candidatures concurrentes.
Le président Tshisekedi demande une révision du ticket de l’Union sacrée, mais aussi insiste sur la représentativité des femmes et celle de la Grande orientale, qui compte une soixantaine de députés. Ce samedi, les membres de l’Union sacrée doivent se réunir avec les chefs de regroupements politiques au bureau d’Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, parti présidentiel.
D’après des sources, chaque chef de regroupement a été invité à se munir de la liste complète de ses députés nationaux, tels que proclamés par la Céni et confirmés par l’arrêt définitif de la Cour constitutionnelle. Sans doute, l’heure est encore aux tractations.
La Rédaction

