Le président Évariste Ndayishimiye, également président en exercice du Mécanisme régional de suivi (MRS) de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en RDC et dans la région, a séjourné à Kinshasa, où il a échangé avec son homologue congolais Félix Tshisekedi dimanche 25 mai.
À son arrivée à l’aéroport international de N’djili, il a été accueilli par Guy Kabombo, ministre congolais de la Défense. Puis, le chef de l’Etat burundais s’est rendu à la cité de l’Union africaine, où un déjeuner de travail a été organisé avec le président Tshisekedi.
Un communiqué de la présidence burundaise rapporte que cette visite s’inscrit dans le cadre des consultations préparatoires au 12ᵉ sommet du MRS, prévu le 28 mai à Kampala en Ouganda. Cette rencontre va marquer le transfert de la présidence du MRS à un autre dirigeant.
Au cours de leur rencontre, les présidents Tshisekedi et Ndayishimiye ont réexaminé l’accord-cadre d’Addis-Abeba, signé il y a plus de dix ans par onze pays de la région. Ils entretiennent d’excellentes relations et se réunissent régulièrement au bénéfice de leurs pays respectifs. À l’issue de leur séance de travail, aucun communiqué n’a été fait à la presse.
La situation sécuritaire dans la région reste fragile depuis plus de trente ans. Actuellement, une grande partie de la région des Kivu en RDC est occupée par les rebelles du M23 et de l’Alliance fleuve Congo (AFC), soutenus par l’armée rwandaise.
Plusieurs tentatives de médiation ont été engagées pour résoudre ce conflit. Le président angolais João Lourenço, initialement médiateur, a renoncé à ce rôle suite à son accession à la présidence de l’Union africaine, transmettant le flambeau au président togolais, désormais médiateur désigné par l’UA. Plusieurs efforts sont en cours pour réunir les parties belligérantes autour d’une même table afin de trouver une solution pacifique à ce conflit armé.
Ephraïm Kafuti

