Dimanche 30 janvier, le rappeur Gims et son frère Dadju ont été nommés ambassadeurs de la Rumba congolaise, récemment inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité, par le président Félix Tshisekedi. Les deux artistes ont aussi reçu leur passeport diplomatique. Au lendemain de cette nomination, des internautes réagissent.
« C’est une façon éloquente d’insulter ceux qui sont restés au pays et ont fait de la rumba congolaise ce qu’elle est devenue aujourd’hui. Papa wemba, Lutumba, Madilu, vieux Kalé, etc, pleurent », déplore un internaute. Pour Sonya Alombo, « le président devrait commencer par les artistes locaux, qui font de la Rumba au lieu de nommer directement des artistes qui font une autre forme de musique ».
« Ils ne sont pas des leaders de la Rumba congolaise. Tout le monde connaît que Dadju et Gims sont les chanteurs les plus écoutés, mais ne chantent pas la Rumba », pense-t-il. Edouard Toaka, jeune blogueur, affirme que « cette décision ne valorise pas la culture congolaise ».
« C’est inconcevable. Comment ils peuvent obtenir cette estime aussi longtemps qu’il y a des jeunes qui font la rumba notamment Ferré Gola, etc. Ils sont aussi congolais et, qui malheureusement ne bénéficient d’aucun soutien des autorités », ajoute-t-il.
Désormais, ambassadeurs de la rumba congolaise, Maître Gims et Dadju promettent leur implication pour faire rayonner la musique congolaise. Ils veulent installer des studios d’enregistrement moderne en RDC. « Il n’est pas normal que Kinshasa et Lubumbashi, deux grandes villes francophones, manquent ces genres d’infrastructures culturelles », a dit Maître Gims, qui est porteur d’un projet d’organiser un festival de musique. « Grâce à nos connexions, nous pensons amener à Kinshasa plusieurs artistes de grande renommée au pays », promet-il.
Asaph Mawonda

