Félix Tshisekedi, président congolais, a signé lundi 17 octobre, des décrets portants nomination au sein du commandement des secteurs opérationnels des forces armées congolaises (FARDC). Mais aussi surprenant soit-il, le chef d’Etat a aussi promu un officier déjà mort. Une situation qui a déclenché un tollé dans l’opinion publique.
Le général-major Floribert Kisembo Bahemuka (n° de matricule : 170971339124), tel que cité par la lectrice des ordonnances à la télévision nationale, est nommé, chef des opérations militaires de Nord-Equateur.
Seulement l’officier, à l’époque commandant de la zone opérationnelle des FARDC à Lubutu, avait été tué à Djugu en 2011 par les éléments de l’armée loyaliste. Ce dernier était accusé d’avoir déserté les rangs de l’armée régulière et était en train de former une rébellion dans cette région.
L’affaire ne cesse d’être commentée à Kinshasa, la capitale de la RDC, et même dans tout le pays. Personne ne comprend cette étrange promotion post-mortem.
Mais la présidence tente de faire taire cette rumeur répandue en affirmant que le président Tshisekedi n’a jamais nommé un officier supérieur décédé. En indiquant que la lectrice des ordonnances a prononcé par erreur Kisembwe en lieu et place de Kisebwe.
« Le général Kisebwe Lamuseni nommé à la tête d’une zone de défense est un ancien commandant de la Garde Républicaine. Lauréat de la dernière promotion 2022 du CHESD (collège des Hautes Etudes et de Stratégie et Défense), le Général Kisebwe Lamuseni était affecté dans les zones opérationnelles de l’Ituri et Haut-Uele. Pour toute autre précision l’identité des nominés, prière se référer au Journal Officiel de la RDC », a écrit Erik Nyindu Kibambe, directeur de communication de la présidence de la République.
Ali Maliki

