Alors que les grandes manœuvres pour la formation du gouvernement se poursuivent, Sam Bakasende, cadre de l’AFDC-A, regroupement de Modeste Bahuti, appelle à une réduction de la taille du gouvernement.
« Il faut qu’on nous évite un gouvernement fantôme de 60 ministres par exemple avec tous les moyens, mais dont la population est pauvre », a déclaré Sam Bakasende.
D’après lui, son regroupement n’impose aucune exigence au sujet de postes ministériels qui pourraient lui être attribués. « L’AFDC-A se dit gardien de cette grande mission pour que le chef de l’Etat réussisse son deuxième mandat. Le président de la République a un collaborateur sincère, qu’il l’écoute », a dit Sam Bakasende.
Lors des consultations pour former le nouveau gouvernement, Bahati Lukwebo avait déjà exprimé son souhait à la Première ministre de limiter la taille de l’équipe gouvernementale. Vital Kamerhe, leader de l’UNC estime, quant à lui, que le nouveau gouvernement doit tenir compte de l’immensité du pays pour plus de représentativité. Entre-temps, le nouveau gouvernement se fait toujours attendre. Selon des sources, le président Tshisekedi souhaite qu’il soit nommé fin avril.
Judith Siminwa Tuluka, Première ministre, a clôturé ses consultations. Si elle insiste sur la compétence et l’intégrité dans le casting, la question de la taille du gouvernement demeure. « Kamerhe n’est pas pour le Congo ni les Congolais. Déjà, à la veille des élections il crée son PCR et vous savez déjà son objectif. Il se prépare à être l’opposant du chef de l’État », lance Sam Bakasende.
Sam Bakasende évoque l’élection imminente du bureau définitif de l’Assemblée nationale, plaidant pour un processus démocratique et ouvert à tous. Il suggère un renouvellement des figures dirigeantes et exprime sa confiance en Modeste Bahati Lukwebo pour assumer ce rôle avec succès.
« Quant à moi, Mboso devrait se reposer, quoique nous savons qu’il a effectué un travail élogieux en tant que président de la chambre basse du Parlement. Personne ne peut douter du travail bien accompli de Modeste Bahati Lukwebo en tant que président du Sénat. Avec tout ce qu’il a accompli, ce sera une très grande joie pour les élus de lui laisser l’Assemblée nationale », a-t-il indiqué.
Ben Tshokuta

