En RDC, le parti Ensemble pour la République de l’opposant Moïse Katumbi a, dans une déclaration lundi 7 octobre, dénoncé une « mise en scène » orchestrée par le régime en place pour persécuter leur leader.
Cette formation politique d’opposition vent debout contre ce qu’elle qualifie de dérive dictatoriale. En fait, tout est parti d’une affaire sur la réhabilitation de la piste d’atterrissage du village de Mulonde dans le territoire de Pweto, situé dans la province du Haut-Katanga, dans le sud-est de la RDC. Dans la foulée, les autorités ont arrêté le chauffeur de Moïse Katumbi. Son véhicule a été saisi, justifiant leur décision par la violation de la loi sur l’aviation civile.
Pourtant, l’opposant rejette ces accusations et affirme n’avoir ni construit, ni modifié, ni exploité la piste. Il voit derrière cette démarche une volonté du régime du président Tshisekedi de vouloir instrumentaliser la justice pour le faire taire.
M. Katumbi rappelle que les pistes de Kilwa, Kashobwe, Kasenga, Pweto dans le Haut-Katanga et celle de Kibombo, en province du Maniema, toutes réhabilitées par lui, sont sous le contrôle des autorités compétentes. Il met « en avant son engagement pour le désenclavement des populations et les accuse de détourner les fonds publics à leur profit ».
Entre-temps, le climat semble se crisper en RDC, où la question de révision constitutionnelle fait débat, mais aussi l’opposition accuse le président Tshisekedi de réprimer toute voix dissidente.
Ephraïm Kafuti

