À un mois des élections générales en RDC, le président Tshisekedi, candidat à sa propre succession à la présidentielle, se montre optimiste sur la tenue du scrutin le 20 décembre.
« À ce stade, nous n’avons encore reçu aucune indication selon laquelle il n’y aurait pas élection. Tout porte à croire qu’elles auront lieu le 20 décembre », a déclaré le Président congolais dans une interview exclusive à RFI et France 24.
Pourtant, l’opposant Martin Fayulu et d’autres candidats à la présidentielle dénoncent un fichier électoral « opaque » avec des électeurs fictifs. Pour d’autres observateurs, il faudrait un peu plus de temps pour améliorer les conditions, avant d’aller aux élections.
« Dans quel but inventer les électeurs fictifs ? C’est un débat d’opposants, des gens qui ne sont pas prêts à aller aux élections parce qu’ils ont demandé plusieurs fois le report de ces élections, ils ont demandé un dialogue, alors qu’il n’y a pas de crise dans ce pays », a dit le président Tshisekedi. Pour l’opposition, la logique est simple: « plus il y a des fictifs, cela préparerait le lit à la tricherie et au bourrage d’urnes ». D’autant plus qu’on n’aurait pas la maîtrise exacte du nombre d’électeurs.
La CENI rassurante sur la ténue des élections
Le lundi 13 novembre, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a organisé un cadre de concertation avec tous les candidats présidents, dont l’objectif était de discuter sur des élections transparentes, libres et apaisées. Mais à la fin de cette rencontre, les candidats de l’opposition n’étaient pas convaincus des réponses de la CENI et ont tous refusé de signer le code de bonne conduite de l’organe électoral.
Malgré des difficultés que rencontre la CENI, notamment l’illisibilité des cartes d’électeurs et la non-acquisition, jusque-là, de 19.000 machines à voter, Denis Kadima, son président, rassure que les élections ne devront pas être reportées.
En RDC, les élections doivent avoir lieu le 20 décembre. Le président Tshisekedi affronte une vingtaine de challengers. Jusque-là, l’opposition s’affiche en ordre dispersé. Même si les tractations sont en cours en Afrique du Sud pour une candidature commune.
Béni Bavila

