Le président Tshisekedi a, lors de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, dénoncé les « nombreuses manipulations médiatiques » entourant le partenariat stratégique en cours de finalisation entre la RDC et les États-Unis concernant la valorisation des minerais critiques congolais.
Le chef de l’Etat congolais assure être déterminé à garantir le respect de la souveraineté nationale dans la formalisation de cet accord. Devant un parterre de journalistes, il rejette les allégations de « bradage des ressources naturelles ». Selon lui, il s’agit de campagnes orchestrées pour affaiblir la souveraineté économique et miner les efforts de repositionnement stratégique du pays.
Félix Tshisekedi a ensuite interpellé la presse nationale, « l’encourageant à faire preuve de responsabilité et de courage dans sa contribution à la construction d’une société démocratique équilibrée ». Il insiste sur l’importance de vérifier les sources, de se rapprocher des canaux officiels et de ne pas se faire les relais, même involontairement, des « ennemis de la patrie ».
« La liberté d’informer est sacrée, mais elle exige, plus que jamais, rigueur, éthique et loyauté envers la vérité et l’intérêt supérieur de notre peuple », a déclaré le président Tshisekedi.
Ce discours intervient dans un contexte de discussions cruciales entre Kinshasa et Washington concernant l’exploitation des minerais critiques essentiels à la transition énergétique mondiale.
Cependant, cette démarche suscite la controverse, plusieurs voix dénonçant un potentiel « bradage des minerais stratégiques » aux États-Unis, perçu comme une contrepartie à un soutien du régime de Kinshasa face à la menace grandissante de la rébellion du M23/AFC qui occupe une partie importante du Kivu, dans l’est de la RDC.
Ephraïm Kafuti

