Après Goma et Kigali, les représentants des églises catholique et protestante ont rencontré des figures de l’opposition à Bruxelles, capitale belge, dans le cadre de consultations pour le « Pacte social pour la paix et le bien-vivre ensemble en RDC et dans la région des Grands Lacs ».
Dans la capitale belge, les chefs religieux ont échangé avec l’opposant Moïse Katumbi, leader du parti Ensemble pour la République. Pour Salomon Idi Kalonda, conseiller spécial de Moïse Katumbi, cette démarche reflète les aspirations de la grande majorité des Congolais. Il affirme qu’elle va dans la bonne direction. « Il n’y a pas d’autres voies possibles », se convainc-t-il.
« Il est possible de redresser la RDC, de lui redonner son unité et ses capacités, de lui permettre de vivre en paix et de restaurer sa fierté. Nous sommes devenus la risée du monde entier, mais les solutions ne se trouvent pas à l’extérieur. Elles sont en nous, en RDC. C’est pourquoi tous les Congolais, sans exclusive, doivent se mettre autour d’une même table pour se parler », a déclaré Salomon Idi Kalonda.
Avant de rencontrer Corneille Nangaa à Goma et le président Paul Kagame à Kigali, les chefs religieux ont d’abord rencontré le président Tshisekedi. Puis, ils ont échangé avec l’opposant Martin Fayulu, leader de la coalition Lamuka. Objectif déclaré ? Parvenir à un dialogue national. Mais cette démarche semble loin de faire l’unanimité.
Le camp présidentiel a exprimé son opposition à cette démarche. Selon Africa Intelligence, les différentes composantes disent être ouvertes à un dialogue large. Toutefois, elles posent des préalables et estiment que le président Tshisekedi devra être tenu pour responsable de la dégradation de la situation sécuritaire de l’est de la RDC, où les combats intenses se sont installés dans le Sud-Kivu après la prise de Goma par les rebelles du M23, soutenus par l’armée rwandaise.
Pour certaines figures de l’opposition, le départ de Félix Tshisekedi est indispensable pour trouver une issue à la crise. D’autres, par contre, prônent une décrispation politique avec l’abandon du projet controversé de la révision constitutionnelle qui fait bondir l’opposition.
Entre-temps, les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, continuent de gagner du terrain. Le week-end dernier, ils ont pris la ville de Bukavu, capitale provinciale du Sud-Kivu. Malgré les appels pour un cessez-le-feu, les armes continuent de résonner dans l’est de la RDC.
La Rédaction

