Bousculade dans les arrêts de bus. Difficile d’attraper un taxi. Des conducteurs font demi-tour. Une situation causée par des embouteillages. Des véhiculés et des motos entassés. L’avenue du Tourisme, le long du fleuve Congo dans la commune de Ngaliema à l’ouest de Kinshasa, capitale congolaise, bouchée. Les embouteillages perturbent la circulation.
«Je sors très tôt pour éviter d’être bloqué dans les embouteillages sur cette route. Cela me permet d’arriver à temps au travail. Mais il arrive parfois de faire plus d’une heure pour rallier la ville», confie José, de teint bronzé à la quarantaine révolue sac à la main. Il revient du travail.
L’avant midi, les véhicules roulent au ralenti sur l’avenue du Tourisme. Certaines personnes empruntent la moto pour gagner du temps. Même sur la moto, elles ne sont pas épargnées par l’embouteillage. Les habitants de Ngaliema affirment que l’incompréhension de conducteurs qui serait à la base des embouteillages. «Nous ne comprenons pas ces embouteillages. J’étudie l’après-midi. Je suis obligé de quitter la maison deux heures avant le début de cours. Si je quitte la maison en retard, je vais arriver en retard aux cours. Et je ne pourrais pas participer aux cours», indique Josué de grands enjambés vêtu de bleu et blanc. Josué est élève dans une école de place.
«C’est vraiment difficile de travailler avec ces embouteillages. On est obligé de se réveiller très tôt pour éviter les embouteillages. Une fois que nous sommes à l’heure de pointe, l’embouteillage commence», explique un conducteur de taxi bus devant son volant.
Kevine Intumu

