« François Beya, ancien conseiller spécial du président Tshisekedi en matière de sécurité, sera déféré devant la Haute cour militaire après la décision de l’auditeur générale pour être jugé des accusations d’atteinte à la sûreté de l’Etat », a annoncé Victor Tesongo, membre du collectif « Free François Beya » au cours d’une conférence de presse ce mardi 5 avril.
D’après lui, « la procédure judiciaire est biaisée ». François Beya est passé de locaux l’Agence nationale de renseignements (ANR) à la prison centrale de Makala sans passer par le parquet, dénonce Victor Tesongo. Selon lui, « Me Elisabeth Landu, avocat de M. Beya, attend toujours une autorisation des autorités congolaises pour venir rencontrer son client à Kinshasa ».
Lundi 4 avril, François Beya, monsieur sécurité du président Tshisekedi, a été transféré à la prison centrale de Makala. C’est après plus de deux mois en détention dans les locaux de l’ANR. « La procédure engagée depuis le 05 février, est remplie d’irrégularités. Il a été transféré en prison sans pour autant se référer à un juge. Nous craignons un procès expéditif. L’ANR a fabriqué des faux éléments à charge de François Beya dans le but d’obtenir sa condamnation excessive à la peine capitale », déplore M. Tesongo.
Depuis son arrestation en février dernier, François Beya est toujours en attente d’un procès. Jusque-là, les raisons de son interpellation restent inconnues. Mais selon la présidence de la République, les enquêtes ont fait état « d’indices sérieux attestant d’agissements contre la sécurité nationale ».
Joe Kashama

