« La Cenco condamne fermement toute la violence qui a prévalu durant les manifestations de Goma et de Butembo, d’où qu’elle vienne », a dénoncé l’épiscopat congolais dans un communiqué mercredi 27 juillet.
Cette organisation demande l’ouverture d’une enquête sur cers incidents qui ont fait plus d’une dizaine de morts et plusieurs blessés. Et appelle « à la cessation de tout discours susceptible d’entraîner la haine et la violence, surtout pendant cette période préélectorale ».
La Cenco, qui dit comprendre la colère des manifestants, affirme que selon les informations en sa possession, « ces manifestations sont susceptibles de s’étendre sur d’autres villes du pays ».
« Comme eux, elle estime que le gouvernement de la RDC et la Monusc ont montré leurs limites dans leur mission de sécuriser les populations exposées aux attaques des groupes armés en RDC », rapporte le communiqué. La Cenco préconise « un dialogue entre les autorités congolaises, la Monusco et la société civile pour un diagnostic clair, et pour une meilleure collaboration, afin que la paix soit retrouvée dans l’Est du Congo, en proie à l’instabilité depuis deux décennies.
Mort d’hommes (19 personnes dont trois Casques bleus et seize manifestants), des blessés, scène de pillages. Goma, Beni, Butembo et Uvira… Des manifestations contre la mission onusienne en RDC (Monusco) n’ont cessé de s’étendre dans l’Est de la RDC depuis lundi. Des manifestants, qui exigent le départ de la mission des Nations unies, affirment que la Monusco se montre inefficace à mettre fin au cycle d’instabilité dans cette région où des groupes armés sont actifs.
Dinho Kazadi

