En RDC, le général Constant Ndima, gouverneur militaire du Nord-Kivu, Est de la RDC, a été rappelé à Kinshasa pour « consultation », selon Peter Kazadi, ministre congolais de l’Intérieur.
C’est une annonce qui intervient six jours après la répression meurtrière d’une manifestation anti-monusco et la force régionale de l’EAC à Goma à l’appel de la secte mystico-religieuse « Wazalendo ».
Deux officiers de la police ont été suspendus et rappelés à Kinshasa. Les autorités congolaises décident d’organiser des obsèques du policier, tué par lynchage lors de cette manifestation.
Le ministre Peter Kazadi assure que des obsèques de toutes les victimes seront pris en charge par le gouvernement. Dans la foulée, il a annoncé la libération de tous les militants des mouvements citoyens, qui ont été interpellés lors des émeutes.
Accompagné de Jean-Pierre Bemba, ministre de la Défense, de Rose Mutombo de la Justice et Fabrice Puela des Droits humains, le ministre de l’Intérieur indique que toutes les églises évoluant dans l’ensemble du Nord-kivu seront identifiées. Celles qui sont non en règle seront fermées.
Cette série de décision tombe après que le président Tshisekedi a dépêché une délégation du gouvernement pour auditionner les autorités militaires du Nord-Kivu et retracer les éléments qui ont enclenché le massacre de plus 43 personnes lors de cette manifestation qui a ensanglanté et endeuillé la ville de Goma.
Béni Bavila

