En RDC, le bureau du Rapporteur de l’Assemblée nationale a démenti l’annonce faite par Vita Kamerhe, Président de l’Assemblée Nationale, Vital Kamerhe sur un massacre présumé de 318 personnes à Moba, dans la province du Tanganyika.
Dans un communiqué publié signé par Philibert Kanika Sumbayi, Chef de Cabinet agissant pour le Rapporteur, Jacques Djoli, l’Assemblée Nationale a rectifié le tir. La chambre basse du parlement, affirme que le nombre de victimes initialement communiqué était inexact. Le communiqué, explique que l’information erronée provient du regroupement des députés originaires de la province du Tanganyika.
«Après vérifications, l’Honorable Rapporteur de l’Assemblée Nationale tient à informer le public que le nombre de victimes communiqué au Président de l’Assemblée Nationale par le caucus des Députés nationaux originaires de la province du Tanganyika est erroné», indique le communiqué de l’Assemblée nationale.
En fait, le président de la chambre basse du parlement congolais a affirmé en séance plénière que 318 civils, ont été tués lors d’une attaque attribuée à un groupe armé dans la localité de Moba. L’annonce a immédiatement provoqué une vive émotion et l’indignation à travers le pays.
Alors que le chiffre initial de 318 victimes est désormais contesté, le communiqué du Rapporteur reste muet sur le bilan réel de l’attaque et sur la réalité même de l’attaque. La population et les observateurs attendent des éclaircissements urgents pour comprendre l’étendue de la tragédie qui s’est déroulée à Moba et pour connaître le nombre exact de victimes.
L’absence de détails alimente les spéculations et renforce l’inquiétude dans un contexte national déjà marqué par une crise humanitaire aigüe et des conflits armés persistants, notamment dans l’est de la RDC.
Ephraïm Kafuti

