«Les routes sont complètement délabrées et ne sont pas en bon état à Mbanza-Ngungu. Pourtant avant, la ville était belle. Il faut que les autorités de Mbanza-Ngungu réhabilitent les routes et les caniveaux. Même lorsque vous êtes sur une moto, il y a beaucoup de secousses. Une femme enceinte ne peut pas monter sur la moto à Mbanza-Ngungu, au risque d’accoucher en chemin. Ici, la moto est devenue l’unique moyen de transport pour se déplacer. Impossible pour les véhicules de rouler. On n’a qu’une seule route principale à Mbanza-Ngungu», se désole Papa Justin natif de Mbanza-Ngungu, dans la cinquantaine et gardien dans un hôtel de place.
Mbanza-Ngungu, est une ville entourée de beaucoup d’arbres et située dans la province du Kongo Central à plus de 130 Km de Kinshasa, capitale de la RDC. La nature y est préservée. Dans cette ville aux vestiges coloniaux, les routes sont délabrées et comptent de nombreux nid-de-poules. D’après les habitants, les véhicules sont rares et le moyen de transport le plus utilisé est la moto. Surtout les motos de marque chinoise réputé d’être résistante sur les routes marécageuses. «Les routes ne sont pas en bon état à l’intérieur de la ville. On a qu’une seule route principale. On doit réhabiliter les routes parce qu’ici s’il y a un accident la route est bloquée. Ça devient difficile pour que les véhicules passent alors que si d’autres routes sont réhabilitées, on peut les utiliser», indique un motard.
Samedi 1er mai, il pleut à Mbanza-Ngungu. Il fait aussi froid. Wangi, motard et père de famille, se déplore l’état de routes de sa ville natale. Sur sa moto, il affirme avoir l’impression qu’ils sont négligés par les autorités. «Nous avons beaucoup de difficulté lorsque nous conduisons les motos parce que les routes ne sont pas en bon état. Tout ce qu’il y a ici est mauvais. Même lorsque nous allons déposer nos clients, on a beaucoup de difficultés à cause des nid-de-poules sur la chaussée. Les gens souffrent. Les voitures qui vont à l’intérieur de Mbanza-Ngungu y sont bloquées à cause de la boue sur les routes. Il fallait même qu’on asphalte, mais rien n’est fait», s’est plaint Wangi le motard.
Les étudiants de l’Université Kongo sont soumis aux mêmes difficultés de déplacement les matins en allant aux cours et retour. C’est accrochés aux motos que les étudiants vont apprendre, le savoir appris pourra certainement aider à améliorer, dans la mesure du possible, l’état des routes dans les prochaines années.
De retour de Mbanza Ngungu, Trésor Mutombo

