Plus de 150.000 déplacés et réfugiés vivent sans assistance et dans « une grande précarité », a indiqué Aimé Mukanda Mbusa, défenseur des droits humains et cadre de la société civile, à l’occasion la journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée chaque 19 août.
Selon lui, ces déplacés et réfugiés sont répertoriés en Ouganda, dans les grandes agglomérations du territoire de Rutshuru et en ville de Goma, dans des familles d’accueil. Aimé Mukanda déplore aussi la mauvaise gestion de peu d’assistances destinées à ces vulnérables.
« Nous signalons que depuis le mois de novembre 2021, plus de 150 000 personnes ont fui leurs villages dans les groupements de Bweza, Jomba, Kisigari et Busanza. Certains sont en Ouganda. D’autres à Rutshuru-centre, Kiwanja, Rubare et même à Goma. Parmi ces 150 000 personnes, nombreuses d’entre elles vivent dans des conditions précaires, sans aucune aide humanitaire de la part des autorités et les ONG suite à la mauvaise gestion des assistances », a déploré Aimé Mukanda Mbusa.
La résurgence du M23, soutenu par le Rwanda, selon les autorités congolaises, dans le territoire de Rutshuru a poussé plusieurs familles à abandonner leurs d’habitation, en direction des agglomérations supposées sécurisées. Les affrontements entre les FARDC et le Mouvement du 23 mars se poursuivent. La cité de Bunagana encore sous occupation des rebelles.
Depuis Goma, Reagan Kimbale

