Alors qu’il séjourne à Goma, sous contrôle de rebelles du M23 dans l’est de la RDC, Joseph Kabila, ancien chef de l’Etat devenu sénateur à vie et figure de l’opposition, devrait entamer une série de « consultations citoyennes » ce mercredi 28 mai.
Objectif ? Selon un communiqué publié par les services de l’ancien président, ces consultations citoyennes visent à recueillir les préoccupations et propositions des différentes forces vives de la nation face aux défis sécuritaires actuels dans l’est de la RDC. D’après cette source, ces consultations entendent finaliser les détails de son agenda d’activité avec ses collaborateurs, qui séjournent avec lui à Goma.
Ce texte rapporte que Joseph Kabila, qui est arrivé à Goma depuis dimanche, devra rencontrer plusieurs organisations et forces sociopolitiques de la région. Un proche de M. Kabila, cité par nos confrères d’Actualité.cd, confie que l’ancien président va « circonscrire la situation telle qu’elle se présente à Goma et, après ça, il pourra se décider de ce qu’il pourra faire ». « Après les consultations, il y aura la conférence de presse. On va avertir les gens à temps, ceux qui veulent faire venir de loin, pour avoir le temps de se préparer et de venir », a dit une source.
En arrivant à Goma, Joseph Kabila décide de mettre fin à son exil. Dans un discours de quarante-cinq minutes, il a accusé le régime du président Tshisekedi de mauvaise gouvernance. Il a dénoncé le fait que le gouvernement a « abandonné » les populations de l’Est et les a « punies » en « déconnectant les institutions financières locales du réseau bancaire national » et en « restreignant les mouvements des personnes et des biens ». Il a appelé à « humaniser les conditions de vie » dans cette partie sous contrôle de rebelles du M23.
Pourtant, le séjour de Joseph Kabila est mal perçu à Kinshasa, où l’auditeur général des FARDC l’accuse d’être le commanditaire de la rébellion du M23-AFC, soutenue par le Rwanda.
La Rédaction

