Alors que le débat sur la révision de la constitution divise la classe politique, Jean-Pierre Lihau, ministre congolais de la Fonction publique, se montre ouvert pour cette révision.
« Une loi a vocation à être modifiée, si telle est la volonté de la communauté nationale, à partir du moment où elle présente des faiblesses. La question à se poser est de savoir est-ce que notre loi fondamentale comporte-elle des faiblesses ? Je crois que la réponse, c’est oui », a déclaré Jean-Pierre Lihau, évoquant la question lors d’un briefing avec la presse.
Pour lui, l’actuelle constitution consacre une « hyper-institutionalisation de l’Eta ». Ce qui bloque le développement du pays, croit le ministre Lihau. Il prône une réflexion sur l’ensemble de la restructuration organisationnelle telle que léguée par l’actuelle constitutionnelle.
« Je n’ai pas peur qu’il ait débat et, comme dans d’autres pays sous d’autres cieux, qu’il aille, pourquoi pas, retouche de la constitution, une révision ou même changement de la constitution. Ce n’est pas un tabou. On peut décider d’avoir une nouvelle constitution, si telle est la volonté du peuple », a préconisé Jean-Pierre Lihau.
Pourtant, l’opposition hausse le ton et n’entend pas faiblir la pression. Cette question fait polémique depuis que le président Tshisekedi a, lors d’un meeting à Kisangani, exprimé son intention de vouloir une révision constitution. Il reproche à l’actuelle constitution de ne pas être adaptée aux réalités congolaises. Mais la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) dit non à la révision de la constitution.
Si jusque-là, ce projet n’a jamais été encore évoqué à l’Assemblée nationale, le président Tshisekedi a annoncé la mise en place d’une commission pluridisciplinaire pour réfléchir sur cette question.
La Rédaction

