« Nous attendons que la chaîne criminelle puisse s’élargir. Paul Mwilambwe a cité les noms de plusieurs personnes, qui sont actuellement en train de courir les rues de Kinshasa. Deux familles ont été endeuillées. Les gens cités ne peuvent pas rester. Il y a d’autres, qui ne peuvent pas être jugés dans cette Cour, mais ils doivent quand même comparaître comme renseignant », a déclaré Elie Mbikayi, avocat de la famille Floribert Chebeya.
Pour lui, « la Cour doit remonter la filière pour prendre tous les complices de ce double assassinat ». « Je pense que c’est le travail que la haute cour devra faire. Par ces révélations la cour doit compléter son instruction et présenter ces gens-là pour un jugement conséquent », a dit Mbikayi.
À la barre mercredi 8 décembre, Paul Mwilambwe a cité une liste non exhaustive des personnes qu’il a qualifiées de commanditaires, des exécutants et des complices. Mais aussi ceux qui ont tenté le tuer. Selon son témoignage, il s’agit notamment de Joseph Kabila, ancien président congolais et le général Ponde, ex-auditeur général des FARDC, au moment de l’assassinat.
Paul Mwilambwe, qui a regagné Kinshasa après avoir passé 10 ans en exil, a aussi révélé qu’il a été « enlevé par le conseiller juridique du général John Numbi avant d’être séquestré dans le domicile de l’actuel bourgmestre de la commune de Limete ». « Toutes ces personnes ne lui répétaient qu’une phrase. Disant : « qu’il voulait trahir le régime du président Kabila ».
La Cour a renvoyé l’audience à vendredi 10 décembre. Elle va se poursuivre avec l’instruction de Paul Mwilambwe. Puis la confrontation de quelques renseignants, qui seront invités.
Joe Kashama

