«Cette proposition de loi va nous aider. Les parents considèrent la dot comme un commerce en lieu d’un cadeau honorifique», confie Émile Masudi, la trentaine révolue, à SahutiAfrica. Les avis sont partagés. Certains les soutiennent. D’autres s’y opposent. La proposition de loi qui fixe la dot à 500 USD en milieux urbains. Et à 200 USD en milieux ruraux suscite les débats à Beni, ville située dans l’est de la RDC.
«Je pense que c’est une bonne proposition, ça permettra à ce qu’on se marie dans les bons sens», indique Marie, la vingtaine et étudiante.
Le 17 juillet dernier, Daniel Mbau, député congolais, a déposé la proposition qui modifie le code de la famille sur la fixation de la dot en RDC à l’Assemblée nationale. Mais certains affirment que cette proposition de loi humilie la femme. Et la jugent inopportune «Ramener la dot à 500$ c’est humilier la femme», lâche Esther, âgée de 22 ans.
Pour Aline Mweho, le prix proposé dans cette loi est trop bas pour les femmes. Elle affirme que cette proposition de loi «sous-estime les femmes de son territoire».
«Je suis contre cette proposition de loi. Le député devait plutôt plaider pour l’octroi des emplois aux jeunes. Pour se marier, il voir avoir de l’argent et du boulot», pense Ben Ndakilo, la vingtaine.
Augustin Sikwaya depuis Beni

