RDC : Y’Afrika, l’art au service de l’éducation

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Faire du festival Y’Afrika, un lieu de rencontre et de sensibilisation sur les cultures africaines par le biais de diverses activités touchant à l’art, l’éducation et le divertissement. C’est ce qu’a fait savoir Myra Dunoyer Vahighene, directrice générale du festival, au cours d’une conférence de presse tenue à l’Institut français de Kinshasa, capitale congolaise ce jeudi 06 octobre.

Elle veut que ce festival, qui se tiendra du 14 au 15 octobre, redonne un autre aperçu aux paradigmes africains et permette de connaître l’Afrique dans son entièreté. « A travers ce festival, nous allons projeter des films, des ateliers ainsi que des expositions sur des thématiques africaines pour les enfants au premier plan. Racontons à nos enfants l’Afrique, qui est riche en culture, pleines d’aventures et d’explorations », dit Mme. Vahighene.

Une programmation riche et variée avec notamment un mini-spectacle de contes pour enfants, une projection du film « Eden » de Ndata Nsangu, une conférence de personnages d’ombres pour enfants et murs à symboles africaines pour enfants et plein d’autres surprises.

La deuxième édition du Festival Y’Afrika se consacre aux « Contes et légendes d’Afrique ». Pour Olivier Songi, poète et griot congolais, les contes et légendes africaines sont des thérapies recommandées pour l’être humain. « On nous a empêché de nous lire nous-mêmes, mais nous revenons à notre culture pour la vivre nous-mêmes », lâche-t-il.

Fils d’un chef coutumier, qui fut guérisseur et griot. M. Songi transmet également à ses fils aînés ce qu’il a appris gratuitement. « J’ai fréquenté le séminaire, mais cela ne m’a pas intéressé. Le germe de griot qui est en moi s’est réactivé. Et il fallait que je prenne conscience que je suis quelqu’un », ajoute-t-il.

Il regrette que la jeunesse perde toute confiance et crédibilité en soi tout en rejetant les us et coutumes. « Nous devons retrouver notre dignité, cela va sortir en nous et nous serons branchés par nos ancêtres. Et qu’en chacun de nous, il y a un germe dont le sang de nos ancêtres est en nous. Nous pouvons le réactiver avec un peu d’amour envers nos ancêtres », conclut-il.

Chaque année, une thématique africaine mixant la tradition et la modernité est exploitée. La troisième édition va se consacrer aux danses traditionnelles africaines.

« Nous envisageons d’atteindre les grandes tribus de la RDC pour ce prochain numéro, bien que ce n’est pas un nombre conséquent. Mais on se focalise d’abord sur l’événement de cette année. Et aussi, l’objectif est d’étendre l’édition dans d’autres pays dans les années à venir », souligne Myra Dunoyer Vahighene.

Ali Maliki

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