Le gouvernement somalien a, dans une lettre écrite par le ministre des Affaires étrangères au Conseil de sécurité, demandé à l’ONU de mettre fin à sa mission politique qui l’a conseillé sur la consolidation de la paix, les réformes de sécurité et la démocratie pendant plus d’une décennie.
Le ministre des Affaires étrangères Aimed Moa Fiji n’a pas donné de raisons de cette décision. Il affirme que le gouvernement estime qu’il est désormais approprié de passer à la phase suivante de ce partenariat.
D’après un conseiller présidentiel somalien, la Somalie n’avait plus besoin du soutien de l’ONU pour se coordonner avec la communauté internationale comme c’était le cas sous la Manusom.
« La Manusom a joué un rôle crucial, mais elle n’est désormais plus utile. La mission avait également un coût annuel élevé de 100 millions de dollars », a-t-il dit.
La fin de la mission politique est indépendante d’une mission de maintien de la paix de l’Union africaine mandatée par l’ONU, comprenant actuellement au moins 10 000 soldats, qui devrait se retirer et passer le relais à l’État somalien d’ici la fin de cette année.
Trois responsables de l’ONU qui confirment l’authenticité de la lettre du 5 mai, qui a été diffusée jeudi sur les réseaux sociaux indiquent que la demande de départ de la Mission d’assistance des Nations Unies en Somalie (MANUSOM), composée de 360 membres, à l’expiration de son mandat en octobre, a pris la mission par surprise.
Dans une déclaration, la Manusom renseigne que la demande de la Somalie était un témoignage du travail de la mission onusienne en faveur des autorités somaliennes ces dernières années.
En fait, face à un conflit continu depuis 1991, y compris une insurrection de deux décennies, menée par des militants liés à Al-Qaïda, les autorités somaliennes ont pris des mesures pour rétablir les services et assurer une mesure de sécurité. La Manusom, créée en 2013 affirme que d’autres bureaux de l’ONU, notamment des agences humanitaires, continueront d’opérer en Somalie.
Josaphat Mayi

