Vendredi 10 juin, Chadema, principal parti d’opposition en Tanzanie a appelé ses membres en exil à revenir au pays. C’est après que le gouvernement a affirmé que leur sécurité n’était pas menacée.
« En tant que parti politique, nous appelons nos membres à revenir après que le gouvernement a assuré la sécurité », a déclaré le secrétaire général de Chadema, John Mnyika, dans une déclaration postée sur Twitter.
« Nous communiquerons avec nos membres et dirigeants comme le vice-président Tundu Lissu, Godbless Lema, Ezekiel Wenje (deux anciens députés, ndlr) à leur retour, mais pour l’instant, nous les accueillons chez eux », a-t-il ajouté.
Cet appel intervient deux jours après que le ministre tanzanien des Affaires intérieures Hamad Masauni a affirmé devant le Parlement que « la Tanzanie est (un pays) sûr et (que) les personnes parties à l’étranger pour des raisons de sécurité devraient revenir afin que nous construisions notre nation ensemble ».
Depuis son arrivée au pouvoir après le décès soudain du feu président John Magufuli en mars 2021, la présidente Samia Suluhu Hassan a tendu la main à l’opposition et rouvert notamment des médias interdits sous son prédécesseur.
Elle a également rencontré Tundu Lissu en février à Bruxelles, où ce dernier vit en exil en Belgique depuis une tentative d’assassinat en 2017. Il s’était présenté à l’élection présidentielle de 2020 contre John Magufuli, élu président en 2015 et surnommé le « Bulldozer » pour son style autoritaire.
L’arrestation en juillet 2021 d’un leader de Chadema, Freeman Mbowe, et de trois autres membres du parti, suivi de leur procès pour terrorisme, a fait craindre un retour en arrière.
Mais les poursuites ont été abandonnées en mars et les quatre hommes libérés. Samia Suluhu Hassan avait reçu Freeman Mbowe peu après sa remise en liberté et tous deux ont promis d’apaiser les divisions du pays.
La Rédaction

