«Nous n’avons toujours pas obtenu ce que nous avons sollicité dans la première marche. Nous ne demandons pas qu’un retour à l’ordre constitutionnelle. Cela fait partie un peu du schéma de sortie de crise. Mais la première chose que nous exigeons est la condamnation du coup d’État. C’est un coup d’État, ce n’est pas être qualifié d’autre chose qu’un coup d’État», a déclaré maître Max Loalngar, coordonnateur de la Ligue tchadienne de droits de l’homme et du mouvement Wakit-Tama, à Sahuti Africa. Max Loalngar s’oppose au Conseil militaire de transition. Il préconise un dialogue inclusif pour un retour à l’ordre constitutionnelle.
Il affirme qu’il ne reconnait pas le gouvernement de pré-transition. Pour lui, tout ce qui est l’émanation du «coup d’État doit tomber à l’eau». «Normalement, le point de départ devrait être un dialogue inclusif. Maintenant, le schéma pour y parvenir peut-être le retour à l’ordre constitutionnelle ou bien par toute autre voie. Nous ne voyons pas d’inconvénients. Mais il est hors de question d’avoir à la tête du pays un régime militaire», a déclaré le coordonnateur de Wakit-Tama.
«Du moment où, nos institutions sous régionales ou mêmes internationales condamnent le coup d’État, nous ne comprenions pas que le Tchad soit traité comme un pays à part. Si nous nous accordons à dire que c’est un coup d’État, tout ce qui est issue dub coup d’État doit tomber à l’eau. Même le gouvernement de transition», a-t-il lâché.
Samedi 08 mai, une manifestation du mouvement Wakit Tama a été dispersée à coups de gaz lacrymogène à N’Djamena, capitale du Tchad. Ce mouvement exige le départ du Conseil de militaire de transition. Des sources locales confient qu’il y a des blessés. Les militaires ont tiré à balles réelles et arrêté d’autres manifestants.
Trésor Mutombo

