Le Conseil militaire de transition (CMT) salue la décision de l’Union Africaine d’accompagner la transition au Tchad. Abderaman Koulamallah, porte-parole du gouvernement tchadien, l’a annoncé ce vendredi 21 mai. «Nous nous réjouissons de la décision de l’UA qui a décidé d’accompagner le Tchad et qui a également reconnu la spécificité du problème tchadien», a-t-il confié à l’AFP. Abderaman Koulamallah annonce la tenue prochaine d’un dialogue inclusif.
Le Tchad ne sera pas sanctionné. Mais l’UA exige que la junte militaire achève dans les dix-huit mois le processus de transition démocratique avant la tenue des «élections libres, justes et crédibles». «Il y aura un forum inclusif qui se mettra en place et qui se penchera sur les questions des élections, de la réconciliation nationale et partant, de la paix d’une manière générale», a indiqué Abderaman Koulamallah.
Depuis la mort d’Idriss Déby, défunt président tchadien, un Conseil militaire de transition dirige le pays. Il est présidé par Mahamat Idriss Déby, fils du défunt président. Mais le mouvement Wakit Tama exige le départ de la junte militaire. Mais aussi le retour à l’ordre constitutionnel. Il dénonce un «coup d’État institutionnelle».
«On jette à la poubelle les conclusions de l’UA qui consistent à ne pas condamner la prise de pouvoir par la force des armes», a déclaré Max Loalngar, coordinateur de Wakit Tama, à l’AFP. Dans une publication sur les réseaux sociaux, l’opposant Succès Masra a également rejeté cette décision. «Si un coup d’État n’est pas grave alors il y aura d’autres coups d’État au Tchad et adieu la promesse de la démocratie au Tchad ?», s’est-il interrogé.
Trésor Mutombo

