Face à la faible affluence observée dimanche 11 avril dans les bureaux de vote pour la présidentielle, certains analystes estiment que le mot d’ordre de boycott du scrutin présidentiel lancé par l’opposition a été suivi par la population.
Une branche de l’opposition tchadienne a appelé au boycott du scrutin avant même sa tenue.
“Le secrétaire d’un bureau de vote a indiqué qu’il s’agit bien d’un boycott qui ne dit pas son nom. Les rues de N’djamena la capitale du Tchad sont restées calmes et quasiment désertes. On n’a pas observé beaucoup d’engouement comme lors de la dernière présidentielle de 2016”, confie Alphonse, un Tchadien dans la trentaine. Lui même n’est pas allé voté.
Ce témoin affirme que “dans l’ensemble, le vote s’est passé dans le calme, sans incident majeur”.
Des manquements observés
Lors du scrutin du dimanche 11 avril, plusieurs manquements ont été observés dans différents bureaux de votes. Le fait marquant est l’absence des témoins de l’opposition. « Dans la plupart de bureaux de vote, les délégués du président Déby étaient présents. Ceux de l’opposition ont brillé par leur absence », a constaté le témoin.
Mais aussi, «beaucoup de bureaux de vote n’ont pas ouvert à 6h, comme il était prévu. Ils ont ouvert entre 8h et 10h. Aussi, dans la plupart de bureaux de vote, il manquait soit les listes des électeurs, ou les fiches des procès verbaux ou encore les fiches d’enregistrement, etc. C’est entre 10h et 11h que les éléments manquants sont arrivés dans les bureaux de vote», poursuit Alphonse.
Juste après la fermeture des bureaux de vote, le dépouillement a commencé. Et les premières tendances de la présidentielle sont attendues à partir de ce mercredi.
Le président Idriss Déby qui se présente pour un sixième mandat affrontait six autres candidats.
Alimasi Kambale

