Au Tchad, l’opposition dénonce «un coup d’État institutionnel» après l’instauration d’un Conseil militaire de transition dirigé par Mahamat Idriss Déby. «L’opposition appelle la population tchadienne à ne pas obéir aux décisions illégales, illégitimes et irrégulières prises par le Conseil militaire de transition, notamment la charte de la transition, le couvre-feu, la fermeture des frontières», ont déclaré les leaders de l’opposition au lendemain de la mort du président Idriss Déby Itno.
L’opposition tchadienne appelle à la mise en place d’une «transition dirigée par les civils à travers un dialogue inclusif». Les opposants invitent la communauté internationale à accompagner le peuple tchadien dans «la restauration de l’État de droit et de la démocratie». Ils mettent en garde la «France de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures du Tchad».
Mardi 20 avril, une journée qui a marqué un tournant dans l’histoire du Tchad. Le président Idriss Déby, au pouvoir depuis 30 ans, est mort. Mahamat Idriss Déby, son fils, lui succède. La charte du Conseil militaire de transition remplace la Constitution. Mahamat Idriss Déby dirige une transition de dix-huit mois avant l’organisation des élections libres. Le gouvernement et l’Assemblée nationale sont dissouts.
Trésor Mutombo

