Alors que Kinshasa et Kigali sont plongés dans une brouille depuis la résurgence de la rébellion du M23, Washington annonce la signature d’un accord de paix dans les prochains jours.
Un pas dans la bonne direction ? L’administration Trump peut, sans doute, s’en réjouir. « Je m’occupe du Rwanda et du Congo, qui sont en conflit. Nous essayons de le régler. Je pense que nous y sommes parvenus », s’est satisfait Donald Trump, président américain, devant la presse. Selon lui, les deux parties doivent signer un accord de paix dans les prochains jours.
Olivier Nduhungirehe, ministre rwandais des Affaires étrangères, affirme pourtant « qu’il n’y a toujours pas d’accord sur le contenu du texte, mais que les prochaines étapes devront consister à consolider des contributions des parties en un texte unique ».
« Cette étape serait suivie par la finalisation du projet d’accord de paix par les ministres des Affaires étrangères lors d’une réunion qui se tiendra à Washington durant la troisième semaine de mai », a-t-il indiqué, dans les propos relayés par l’AFP. Pour lui, le processus devrait aboutir à la signature de l’accord mi-juin à la Maison Blanche.
Jusque-là, Kinshasa n’a pas encore réagi. La semaine dernière, le président Tshisekedi avait salué ces pourparlers, parlant d’un pas vers la bonne voie. Entre-temps, les discussions directes entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23-AFC se poursuivent à Doha, au Qatar.
Fin avril dernier, la RDC et le Rwanda ont signé une déclaration de principes qui devrait se faire suivre d’un accord de paix. « C’est une étape importante vers la réalisation des engagements pris dans la déclaration de principes », a dit Massad Boulos, envoyé spécial américain pour l’Afrique.
Pourtant, les armes ne se sont toujours pas tues sur le terrain. Les rebelles du M23 continuent d’occuper de vastes territoires, dont les deux principales villes de la région du Kivu, dans l’est de la RDC.
La Rédaction

