Lundi 14 février, des écoles publiques vidées des élèves au Zimbabwe. Certains écoliers s’affairent sur le terrain ou jouent dans des salles de classe. La grève des enseignants paralyse l’éducation dans une deuxième semaine, sans résolution avec le gouvernement qui a suspendu près de 135.000 apprenants pour ne pas se présenter au travail. Ils affirment qu’ils ne pouvaient plus se permettre le trajet de leur domicile à la salle de classe.
« Les enseignants les moins bien payés gagnent environ 80 dollars et nous disons que nous voulons un rétablissement du salaire que nous gagnions sous l’ancien régime de Robert Mugabe », a déclaré Takavafira Zhou, président du syndicat progressiste des enseignants à l’AFP.
Les professionnels de l’éducation reprochent au régime du Président Emmerson Mnangagwa, la dégradation de leur condition, dont ils sont visiblement déjà nostalgiques. « Nous voulons des salaires équivalents à ceux du temps de Mugabe, soit 540 dollars », a-t-il ajouté.
Jeudi 10 février, le ministère zimbabwéen de l’éducation a suspendu près de 135.000 enseignants des écoles publiques pendant trois mois sans solde pour ne pas s’être présentés au travail lors de l’ouverture des écoles. Cette décision est intervenue un jour après que les syndicats des enseignants aient rejeté la hausse de salaire de 20% du gouvernement qu’ils ont qualifiée de « rien retentissant » et maintenu leur demande d’un équivalent de près de 540 Usd.
Raymond Nsimba

