«J’ai perdu deux membres de ma famille sous assistance respiratoire à cause d’une coupure d’électricité. L’inquiétude va plus loin le nombre de patients COVID en réanimation peine à diminuer. Ajouter à cela, une prise en charge douteux des personnels soignants qui sont exposés au virus en même temps», a confié John, un médecin dans un centre hospitalier, la quarantaine révolue.
En RDC, la prise en charge de patients atteints du COVID-19 inquiète, alors que le pays fait face à la troisième vague de la pandémie. D’après un médecin, les personnes à risque sont mortes suite à une mauvaise qualité de la prise en charge dans les hôpitaux. «La prise en charge des patients atteints du coronavirus est un véritable casse-tête pour le personnel soignant. Nous avons un problème de matériels, mais on se bat avec le peu qu’on a», a indiqué une infirmière à la trentaine.
Jean-Jacques Mbungani, ministre congolais de la Santé, affirme que le gouvernement est déterminé à améliorer la qualité de la prise en charge des malades. C’était après qu’il a reçu le vaccin contre le COVID-19. Il appelle la population à se faire vacciner. Mais jusque-là, le taux de personnes vaccinées reste faible. Seulement plus de 58.000 personnes ont reçu la dose du vaccin AstraZenaca, selon le ministère congolais de la Santé.
«Les personnels médicaux sont confrontés à de grands défis. Le gouvernement va s’activer pour trouver des solutions. Nous voulons vacciner près de 25% de la population dans les mois à venir pour atteindre ce qu’on appelle l’immunité collective», a déclaré Jean-Jacques Mbungani.
La RDC fait face à la flambée de cas de contamination. C’est suite à la propagation du variant Delta découvert en Inde. Mercredi 30 juin, plus d’une centaine de nouvelles contaminations ont été recensées. Depuis le début de la pandémie, le pays a enregistré plus de 40.000 cas positifs, dont 900 décès.
Ali Maliki

