Le bilan des manifestations contre la détention de Jacob Zuma, ancien président sud-africain, grimpe à près de 72 morts. C’est ce qu’a rapporté la police mardi 13 juillet. Un précédent bilan faisait état de quarante-cinq décès. D’après la police, vingt-sept personnes sont mortes à Kwazulu-Natal et quarante-cinq à Gauteng.
«Le nombre total de personnes arrêtées s’élève à 1.234, tandis que le nombre de décès s’élève à 72», rapporte le communiqué de la police.
«La plupart des décès sont survenus lors de bousculades pendant des pillages de magasins et de centres commerciaux, tandis que d’autres morts et blessures sont liées à des explosions de distributeurs automatiques de billets et à des fusillades», a détaillé la police.
L’Afrique du Sud est sous tension. Le président Cyril Ramaphosa a appelé au calme. Au moins 2.500 militaires sont déployés dans le pays. Mais des pillages se poursuivent.
Ces violentes manifestations ont éclaté après l’incarcération de l’ex-président. Ce dernier est condamné à quinze mois de prison pour outrage à la justice. Il est accusé d’avoir snobé la justice dans le cadre d’une enquête sur la corruption durant son règne entre 2009 et 2018.
Trésor Mutombo

