Karim Tabbou, figure de proue du mouvement Hirak, est aux arrêts depuis vendredi 29 avril. Les raisons de son arrestation ne sont pas connues, selon son frère et des défenseurs de droits humains cités par l’AFP. Djaffar, son frère, dénonce une arrestation qui s’est passée de manière « terrifiante et arbitre ».
D’après lui, « M. Tabbou a eu le droit de contacter ni sa famille ni un avocat ». Ce samedi, la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (Laddh) a, dans une publication sur Facebook, a regretté le fait que « Karim Tabbou n’ait pas été relâché ».
La Laddh exige une enquête sur la mort d’Hakim Debbazi, militant du Hirak décédé après deux de détention. Le 26 avril dernier, Karim Tabbou a, dans une publication sur les réseaux sociaux, avait rendu les autorités responsables de son décès. Ce militant du Hirak était détenu pour des publications sur les réseaux sociaux depuis fin février.
Agé de 47 ans, Karim Tabbou est le chef de l’Union démocratique et sociale (UDS), parti d’opposition non agréé par les autorités, mais aussi l’un des leaders du mouvement Hirak. Ce dernier a organisé d’importantes manifestations de février 2019 jusqu’à début 2020.
M. Tabbou a été condamné à un an de prison pour atteinte à la sûreté nationale en 2020. C’était en raison d’une vidéo sur le compte Facebook d’UDS où il critiquait l’ingérence de l’armée dans les affaires politiques. Une peine qu’il a purgée.
Trésor Mutombo

