Dimanche 3 juillet, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) a levé les sanctions économiques et financières imposées au Mali depuis janvier. C’était lors du sommet de l’organisation sous-régionale à Accra, capitale du Ghana.
Si les sanctions économiques et financières sont levées, la Cédéao maintient les sanctions individuelles. Le Mali reste suspendu des organes de la Cédéao jusqu’au retour à l’ordre constitutionnel, a indiqué Jean-Claude Kassi Brou, président sortant de la commission de la Cédéao, lors d’une conférence de presse.
Cité par l’AFP, un responsable de la Cédéao, qui a requis l’anonymat, affirme que « les chefs d’Etat ont précisé que conformément à la charte, les militaires de la junte ne peuvent pas être candidats à l’élection présidentielle ».
Le Mali peut souffler. La Cédéao lève ses sanctions après que la loi électorale a été adoptée. Le mercredi dernier, les autorités ont annoncé un calendrier électoral fixant la présidentielle à février 2024, le référendum constitutionnel à mars 2023, et les législatives entre octobre et novembre 2023.
Théâtre de deux putschs en l’espace de neuf mois, le Mali est plongé dans une crise politique et sécuritaire. Ces derniers jours, le Mali a envoyé des signaux positifs avec l’adoption d’un certain nombre de prérequis indispensables pour l’allègement des sanctions.
Trésor Mutombo

