Seules les collectes de plus d’impôts et le blocage efficace des fuites de revenus sont des mesures réalistes qui vont réduire considérablement les emprunts et le lourd fardeau de la dette du Nigeria. C’est ce qu’a fait savoir Zainab Ahmed, ministre nigériane des Finances mardi 18 octobre.
Elle indique cependant que le fardeau de la dette n’est pas au-delà de ce que le gouvernement peut supporter.
« La dette n’est pas quelque chose qu’on ne peut pas surmonter. Le programme aujourd’hui est de bloquer les fuites là où les impôts sont détournés. Donc si on bloque les fuites, et si c’est transparent, le Nigeria empruntera moins et on aura plus d’argent pour financer d’autres secteurs », a dit la ministre.
Elle révèle que le gouvernement va commencer la rationalisation des exonérations fiscales en supprimant progressivement les pionniers obsolètes et d’autres incitations fiscales pour les industries matures.
« Beaucoup de choses ont changé, le système est plus transparent et les dépenses fiscales que le gouvernement a accordées, qui sont des taxes pour les obligations, visent à encourager les industries en difficulté et naissantes à pouvoir faire plus et à employer plus de jeunes », a-t-elle déclaré.
Mme. Ahmed note que contrairement à ce qui a été obtenu dans le passé, le pays récolte désormais les bénéfices des exonérations fiscales et des concessions accordées aux petites entreprises.
Selon elle, le Nigeria s’est engagé à renforcer la transparence dans sa gestion des finances publiques en vue de stimuler la mobilisation des ressources intérieures.
En juillet dernier, le coût du service de la dette du pays était de plus de 4 milliards Usd, soit près de 710 millions Usd de plus que les revenus réels perçus au cours de la même période, ce qui indique que le coût du service de la dette du Nigeria dépasse actuellement ses revenus.
Ali Maliki

