Au Nigeria, les élections générales de 2023 pourraient être compromises si la série d’attaques contre les installations de l’INEC à travers le pays n’est pas enrayée. C’est ce qu’a averti Mahmood Yakubu, président de la Commission électorale nationale indépendante (INEC) vendredi 16 décembre.
Mais en dépit des attaques, la Commission est déterminée à poursuivre les préparatifs des élections. Et avertit toutefois que les implications seraient considérables si elles ne sont pas réduites.
« Nous sommes déterminés à poursuivre nos préparatifs pour les élections générales de 2023. Toutefois, si de telles attaques devaient se poursuivre au rythme auquel elles se produisent actuellement, la Commission pourrait avoir de plus en plus de mal à se rétablir à temps pour les élections », a dit le patron de l’organe électoral.
Il indique l’INEC va se ressaisir si les attentats continuent. « C’est pourquoi des efforts concertés pour arrêter ces attaques sont devenus impératifs et nous espérons que cette audience publique contribuera au résultat requis », a-t-il déclaré.
Les régions du sud-est et du sud-sud du pays sont confrontées à des attaques contre les installations de l’INEC. Ces attaques sont attribuées aux peuples autochtones du Biafra (IPOB). Mais le groupe a nié à plusieurs reprises toute implication dans les attaques.
Selon M. Yakubu, l’INEC va prendre des dispositions alternatives pour faire face aux installations qui ont été détruites jusqu’à présent.
« Les attaques ont des implications profondes sur la préparation des élections générales. Les installations détruites, notamment les bureaux, vont prendre du temps à être reconstruites. Dans certains États, en plus de ces attaques malveillantes, d’autres problèmes survenus à la suite d’incendies et d’inondations, nous aurions dû prendre des dispositions alternatives en louant », a-t-il ajouté.
Le 25 février, les Nigérians seront appelés aux urnes pour élire un successeur au président Muhammadu Buhari, qui ne se représente pas après deux mandats. Les électeurs éliront également les législateurs du Sénat et du Congrès lors de ce scrutin.
Ali Maliki

