Au Burkina Faso, les autorités ont lancé des procédures de recherche afin de retrouver une cinquantaine de femmes enlevées la semaine passée par des présumés djihadistes dans la commune d’Arbinda, située dans le nord du pays. C’est ce qu’a rapporté le communiqué du gouverneur de la région du Sahel lundi 16 janvier.
Ouagadougou veut retrouver ces victimes innocentes, saines et sauves. « Tous les moyens sont mis en œuvre, sur le plan terrestre et aérien pour retrouver ces femmes. Des aéronefs survolent la zone pour détecter tout mouvement suspect », a noté le communiqué.
D’après un officier supérieur proche de l’état-major, c’est le « premier enlèvement massif depuis le début de la crise sécuritaire et il faudra bien gérer cette situation pour éviter tout drame ou une récidive », a-t-il déclaré.
De son côté, la France a condamne fermement cet acte et appelle à leur libération immédiate.
La commune d’Arbinda se situe dans la région du Sahel, une zone sous blocus de groupes djihadistes et qui est difficilement ravitaillée en vivres. Près d’un million de personnes vivent actuellement dans des zones sous blocus, dans le nord ou l’est du pays, selon les Nations unies.
Un total de 116 incidents de sécurité ont été enregistrés au cours de la deuxième semaine de janvier, selon un rapport interne de sécurité pour les groupes d’aide. Cela représente une augmentation de plus de 60% par rapport à la dernière semaine de décembre.
Raymond Nsimba

