Mercredi 5 avril, un gouvernement régional intérimaire a été formé mercredi pour administrer la région du Tigré, dans le nord de l’Ethiopie, théâtre d’un conflit sanglant.
Composé de 27 membres, cet exécutif intervient dans le cadre processus de paix engagé depuis novembre pour mettre fin au conflit brutal dans cette région.
La liste reprenant les membres de ce gouvernement a été rendue publique par la télévision officielle du Tigré, Tigrai TV. Elle réserve une part belle aux généraux tigréens, mais aussi à plusieurs figures du Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF), parti qui dirigeait les institutions de la région avant de prendre les armes contre le gouvernement fédéral en novembre 2020.
Debretsion Gebremichael, qui présidait la région du Tigré depuis janvier 2018, a formellement cédé sa place à Getachew Reda, désigné en mars par le TPLF puis accepté par le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed. Pour présider la région et diriger ce gouvernement intérimaire prévu par l’accord de paix signé le 2 novembre à Pretoria.
« Membres du gouvernement intérimaire du Tigré, vous avez reçu la responsabilité de jouer un rôle dans l’étape pacifique de la lutte pour assurer la sécurité et les intérêts du peuple du Tigré », a déclaré Debretsion Gebremichael, ancien dirigeant du gouvernement régional et président du TPLF depuis 2017, lors d’une cérémonie de remise et reprise à Mekele, capitale du Tigré.
Cette mise en place du gouvernement est la dernière étape en date du processus de paix amorcé par les autorités éthiopiennes et les responsables du TPLF.
En 2020, un conflit sanglant a éclaté dans la région du Tigré, après que le Premier ministre Abiy Ahmed a envoyé l’armée fédérale destituer les dirigeants du Tigré, les accusant notamment d’avoir laissé les forces régionales et d’avoir attaqué des bases fédérales de la région. Le conflit s’est estompé en 2022 à la suite de la signature d’un accord de paix entre les deux parties.
Dinho Kazadi

