Samedi 26 août soir, le gouvernement gabonais a annoncé la fermeture des bureaux de vote, un couvre-feu et suspension à l’accès à internet afin de « parer à la propagation d’appels à la violence ».
Pour les autorités, l’internet a été coupé pour éviter la propagation des appels à la violence et des fausses informations. Rodrigue Mboumba Bissawou, ministre gabonais de la Communication, détaille que « le couvre-feu sera de vigueur tous les jours à partir de dix-neuf heures, jusqu’à six heures ».
Ces mesures ont été rendues publiques quelques heures après qu’Albert Ondo Ossa, principal candidat de l’opposition et plus sérieux rival du président, Ali Bongo Ondimba, qui brigue un troisième mandat, a déclaré des « fraudes orchestrées » par le parti au pouvoir aux élections présidentielles et législatives, organisées dans la journée.
Au Gabon, les élections présidentielles et législatives de samedi se sont déroulées sans observateurs internationaux, africains comme européens.
Josaphat Mayi

