Malgré les multiples appels de la junte au pouvoir et de la population qui exige le départ de la représentation française au Niger, l’ambassadeur est toujours en poste. Le départ de Niamey, capitale nigérienne, ne semble pas à l’ordre du jour.
Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) au pouvoir, avec à sa tête le général Abdourahamane Tiani, a demandé vendredi soir le départ de l’ambassadeur de France en poste à Niamey, Sylvain Itté.
Les nouvelles autorités nigériennes a aussi dénoncé les accords militaires entre Niamey et Paris. Des milliers de personnes favorables au coup d’État ont manifesté dimanche à proximité de la base militaire française à Niamey, brandissant des pancartes demandant notamment le départ des troupes françaises.
Mais la France oppose une position de fermeté, arguant qu’elle ne reconnaît pas le régime militaire. « Les putschistes n’ont pas autorité » pour demander le départ de l’ambassadeur, a ainsi fait savoir le ministère des Affaires étrangères vendredi soir. Paris soutient aussi la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dans toute action pour rétablir l’ordre constitutionnel au Niger.
Dans un discours aux ambassadeurs ce lundi, 28 août, à l’occasion de leur réunion annuelle, le président français a salué le travail des diplomates français qui travaillent dans des conditions difficiles, citant en particulier la situation au Niger où l’ambassadeur est toujours en poste.
D’après lui, la France et les diplomates ont été confrontés ces derniers mois à des situations dans certains pays particulièrement difficiles, que ce soit au Soudan où la France a été exemplaire, au Niger en ce moment.
Joe Kashama

